L'escalier de la peur

En ce jour d’Halloween, nous allons vous raconter une petite histoire qui fait peur … celle de notre escalier ! Plus d'un mois après avoir aménagé dans notre nouvelle maison, ce dernier est toujours à l'état "d'escalier provisoire".

Vous le savez maintenant, nous avons fait nos plans tout seuls. Nous avons d’abord démarré par des tentatives d’améliorations du plan réalisé par papa/beau-papa puis suite à des déconvenues avec des maitres d’œuvre et architectes nous avons fait entièrement nos plans.

Très tôt, un élément du plan qui pourrait paraitre anecdotique nous a donné du fil à retordre : sueurs, cauchemars, nuits blanches, … J’exagère à peine !

Elément fonctionnel dans une maison à étage, le choix de son implantation, de sa forme et de son orientation peut avoir un impact énorme sur le reste. Trop dans un coin, il y a une perte de place à l’étage due à la nécessité de couloirs, trop au milieu c’est en bas qu’il y a de la place perdue, pas droit les prix s’envolent, trop court ou trop long il peut être fatiguant, démarrant trop tôt attention à la tête, etc …

Une nuit, j’ai (Céline) réveillé Guillaume à 2h du mat parce que je venais de réaliser que tel que je l’avais conçu, on se cognerait la tête dès la troisième marche. On y a planché une partie de la nuit en suivant.

Notre entourage s’en souvient encore car nous les avons questionnés sur les dimensions des leurs.

Une fois compris tous les paramètres et le vocabulaire important spécifiques aux escaliers, encore a-t-il fallu les combiner judicieusement pour arriver au bon équilibre aménagement-pratique-esthétique-coût … un beau casse-tête.

Quelques demandes de devis et recherches sur des sites nous ont fait retravailler encore et encore ces quelques mètres carrés de notre projet. Je crois que c’est le ratio temps / m² le plus élevé du projet !

Citons ici quelques ressources qui nous ont été utiles pour en savoir plus et limiter les erreurs :

Une fois l’aspect général de l’escalier déterminé : trémie, hauteur (vue avec le maçon), forme, garde-corps, le casse-tête n’est pas fini car il faut faire faire des devis. Nous avons ciblé large : de la grande-distribution à l’artisan escaliéteur (merci Symbiosphère ;-) )
L’éventail des tarifs fut tellement large qu’il nous a donné le tournis. Et même si nous aurions voulu réellement un escalier sur-mesure artisanal, à ce point du projet, le budget ne nous le permettait pas. Nous ne nous étalerons pas sur ceux qui n’ont même pas daigné nous répondre : Escaliers 31 et Lapeyre. Ils doivent avoir leurs raisons.

Après des heures de recherche nous avons eu l’idée d’interroger l’entreprise que nous avions choisie pour nos menuiseries intérieures et extérieures. La relation est saine et la confiance installée. Nous en avons déjà parlé ici. L’idée ne nous est pas venue de suite car d’autres menuisiers auparavant nous avaient répondu que c’était un métier différent.
Notre contact chez CD Menuiseries à St Alban nous a répondu favorablement en étant tout à fait transparent sur le fait qu’ils sous-traitaient à une usine française : FLIN. Nous fournissons le plan que nous avions imaginé pour notre escalier pour un devis.
Bonne surprise : le tarif rentre dans notre budget, au chausse-pied mais il rentre ! Youpi !

Dernier casse-tête pour la route : déterminer le meilleur timing pour l’escalier et les autres éléments comme le carrelage, le placo, la cuisine et l’électricité. Car un détail d’importance : une cloison doit se caler sous l’escalier pour le fermer en son milieu, cloison sur laquelle doit venir s’appuyer des meubles de la cuisine. Avec le mois d’aout au milieu et l’impossibilité de trop retarder les travaux au-delà, il fallait jouer serré. N’ayant aucun maitre d’œuvre aux commandes, il nous a fallu interroger chacun des artisans pour déterminer l’ordre de leurs interventions et le meilleur timing. Une fois cela fait, un technicien représentant l’usine qui fabrique les escaliers s’est déplacé fin juin sur le chantier pour prendre les mesures. L’opération s’est faite sous tension pour cause de malentendus mais il repart le lendemain avec des mesures pour notre escalier qui devrait arriver selon les informations de notre contact fin juillet. C’était serré puisqu’il partait vers le 8 aout en congés mais jouable.

Nous allions enfin pouvoir dormir sur nos 4 oreilles sans cauchemarder sur cet escalier.

Mais ça c’était avant le drame comme dirait un humoriste français ;-)

A partir de fin juillet nous prenons des nouvelles de la livraison qui nous apprend-on est retardée. Sachant que notre cuisiniste partait en congés début septembre pour 1 mois et qu’il fallait tout de même anticiper la commande de la cuisine, nous commencions sérieusement à stresser. Avec le feu vert de notre plaquiste qui est certain de ses mesures et de notre contact chez CD Menuiserie, nous commandons tout de même la cuisine.

Le 25 août, à un mois tout juste de l’aménagement, alors que nous attendons toujours notre escalier, notre cuisiniste très arrangeant nous installe tout de même tout le côté de la cuisine qui ne dépend pas de cet élément de menuiserie. Tout se cale parfaitement.

Alors que nous cherchions des plans B et C pour aménager dans une maison à étage sans escalier, ce n’est que le 5 septembre que notre escalier est enfin livré pour être installé.

La fin du cauchemar ? A suivre …

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